08.11.2009

Rolland Bonnal nouvel castaneiculteur à Castans

roland bonnalr porteur de projet 001.jpgLa commune de Castans connaît depuis une dizaine d’année un nouvel essor. Des citadins désireux de trouver un cadre de vie plus calme ont trouvé dans ce village le cadre idéal.

Poussé par le désir de vivre et de travailler à la montagne, Rolland Bonnal fait partie de ces nouveaux arrivants porteur d’un projet adapté à la topographie et au passé de Castans riche de deux activités : le pastoralisme et la culture de la châtaigne.

Ces deux pôles économiques ont connu des vicissitudes liées à l’exode rural, mais l’avenir prend une autre tournure avec l’arrivée de Rolland Bonnal qui veut remettre les châtaigneraies en état de production.

fete de la chataigne a castans 001.jpgRolland réside à Castans depuis 2001, il a en poche un diplôme de pâtissier mais son intérêt s’est porté sur la châtaigne, car dit-il « il y a une belle opportunité de pouvoir travailler sur la commune et donc de rester au village. Pour cela je fais une formation en agriculture et un stage à la ferme de la Dausse à St-Etienne-d’Albagnan chez un producteur de farine de châtaigne ».

Actuellement Rolland passe un BPRE à Charlemagne en vue de s’installer comme castaneiculteur.

Rolland a déjà commencé l’entretien de 1,2 hectares de châtaigneraie qui sont des marrons d’Olargues qu’il vend en fruit frais en attendant d’allumer un séchoir, la secadouire, pour produire des châtaignons et par la suite les transformer en farine.

Rolland espère pouvoir d’ici une paire d’années avoir un fermage plus étendu pour augmenter sa production. De plus pour mettre tous les atouts de son côté,  Rolland va déposer 40 ruches pour favoriser la pollinisation et produire du miel de châtaignier.

La remise en verger la châtaigne demande un dur labeur. Ce fruit sain et naturel a de quoi séduire les gourmands, les gourmets mais demande aussi beaucoup de travail manuel

Chaque saison voit le châtaignier être soit élagué, soit greffé, l’entretien du verger avec la fertilisation le désherbage, la taille, les traitements qui conserveront un bon état sanitaire des châtaigniers et donc une bonne récolte.

La période la plus intense débute en automne avec la récolte, la pose de filets, le triage des fruits, le traitement post récolte puis la transformation artisanale pour Rolland qui en remettant en action la sécadouira : secar qui veut dire sécher, déshydrater pour obtenir la farine.

fete de la chataigne a castans 003.jpgCette sécadouira fait partie du paysage des châtaigneraies, ce sont ces séchoirs placés au bord des parcelles, qui comme les maisons des vignes tombent en ruine.

Pour les Canstansois revoir renaître la sécadouira est un évènement.

09:31 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

01.08.2009

Khalid Massoud a repris la carrière de marbre rouge antique de Villerambert

A quelques encablures de Caunes, Khalid Massoud exploite la carrière de marbre rouge antique de Villerambert. khalid massoud carrière villerembert 002.jpgCe site marbrier a connu plusieurs exploitants qui ont baissé les bras par manque  de moyens financiers. C’est en 2001 que l’activité d’extraction a été relancée par Khalid. Rencontre.

Comment avez-vous fait pour trouver le bon filon ?

khalid massoud carrière villerembert 003.jpgPour trouver la matière il faut une découverture du gisement et avoir des engins adaptés.

Les résultats sont-ils rapides ?

Non, c’est un mode d’exploitation qui est long et onéreux, mais le résultat en vaut la peine.

Les débuts ont été difficiles ?

khalid massoud carrière villerembert 004.jpgTrès difficiles. Dans un premier temps j’ai répertorié l’emplacement du gisement avec les différents bancs de couleur : rouge Turquin, Turquin à veine bleu, rouge incarnat, rouge antique et maintenant je découvre le rouge griotte.

La découverte des bancs suffit-elle ?

Non, car après la connaissance de la situation géographique des bancs il reste pour accéder à ces gisements une importante découverture.

Le problème financier s’est-il alors posé ?

Bien sûr pour continuer j’ai décidé de valoriser les terrils en les concassant pour obtenir un granulat de couleur rouge/gris et la terre de surface est utilisée comme terre végétale.

Etes-vous écologiste ?

Je le crois, tout ce qui est « tiré » de la montagne est valorisé. Je ne laisse aucun déchet polluant l’environnement par respect de la nature

Les blocs extraits se commercialisent ?

Oui mais surtout à l’étranger : Emirats arabes, Arabie Saoudite, Dubaï, Egypte, Italie, très peu en France.

la Marbrerie et l a sculprure main vigneronne 002.jpgLe marbre revient-il à la mode ?

De plus en plus de décorateurs d’intérieurs font appel à ce noble matériau pour les dallages, les salles de bain, les cuisines, des tables en marbre aussi bien pour l’intérieur que pour l’extérieur.

Les architectes sont-ils intéressés par votre marbre ?

Des architectes urbains s'intéressent aux pavés, un débouché qui est en expansion. La pierre connaît un regain d'intérêt, elle est écologique, solide, dure dans le temps. C’est un investissement pour les particuliers qui devient rentable sur le long terme.

Avez-vous l’intention de vous agrandir ?

Je suis entrain de planifier un espace au carrefour de la Tuilerie pour déposer en exposition des granulats, des blocs, des tranches de marbre qui seront des témoins des possibilités d'utilisation du matériau pour la construction d’habitation, pour les routes, les parcs et les jardins publics ou privés.

D’autres projets ?

En prévision, si les conditions sont bonnes, une scierie devrait être installée sur ce terrain. Un second projet est à l’étude : celui d’un itinéraire sur les méthodes d’exploitation de la carrière d’antan et actuelles.

Les artistes sculpteurs font-ils appel à votre marbre ?

Dernièrement Guy Perrin dans un bloc de marbre turquin d’une tonne environ a sculpté La Main vigneronne que l’on peut voir dans le jardin de la Marbrerie de Caunes.

Aviez-vous un jour imaginé toutes les possibilités offertes du marbre ?

 Non, mais maintenant comme Obelix, je suis tombé « dedans » et j’en suis très heureux.

17:04 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

22.06.2009

Gregory Bardou sur les traces de Molière

vernissage fete du marbre plus accordéoniste 007.jpgGrégory Bardou est natif du Tarn, il a 31 ans, et, pour lui le piano à bretelles n’a plus de secret. Ce baladin des temps modernes chemine librement de village en village au pas tranquille de son attelage.

Depuis plusieurs semaine ce troubadour se balade d’un village à l’autre, animant là un marché, à Caunes pour le vernissage ouverture de la Fête du Marbre, la grande manifestation félinoise Total Festum.

Grégory s’est gentiment prêté à quelques questions.

Au cours de ce périple en Minervois quel accueil avez-vous reçu ?

Partout un accueil chaleureux. Pour Félines particulièrement puisque j’ai retrouvé des copains qui m’ont permis de me mettre au vert avec mes total festivum felines le matin 006.jpganimaux.

Vous voyagez comment ?

J’ai la chance de vivre libre, j’aime le côté saltimbanque.

C'est-à-dire ?

La marche à pied me plaît beaucoup, mais avec ma roulotte j’apprécie le contact avec les animaux qui tractent ce véhicule.

Est-ce des chevaux comme il est coutume de le voir ?

Pas tout à fait. Je voyage en compagnie d’une ânesse et d’une mule qui sont quand même des équidés.

Pourquoi ce nomadisme ?

Depuis tout petit en compagnie de mes parents, mon père étant professeur de mathématiques pour l’Education nationale à l’étranger, j’ai connu une itinérance à travers plusieurs pays.

Lesquels ont frappé votre imagination ?

Le Canada plus exactement Ottawa, l’état de Singapour.

Pourquoi cette bougeotte ?

J’aime découvrir, j’aime partager avec les gens, et, surtout je veux participer ainsi au respect de la nature.

Etes-vous écologiste ?

En tant que citoyen de cette planète je porte du respect pour l’homme , les animaux, la végétation. Par ce mode de transport (roulotte tirée par des équidés), je peux avoir des contacts amicaux avec les habitants et la faune.

Avez-vous d’autres projets ?

Continuer à vivre comme les comédiens, les musiciens itinérants à l’image de Molière.

Aussi est-il normal que la musique et la philosophie de ce baladin moderne aient  trouvé un  écho favorable auprès des populations rencontrées.

08:22 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

07.06.2009

Henri Bonet un homme hors du commun

henri bonet mai 2009 004.jpg

Henri Bonet fait partie des personnages marquant de l’histoire de Caunes, résistant, sportif, conseiller municipal, Henri a vécu plusieurs « vies ». Voici en quelques lignes le portrait d’un homme hors du commun.

Henri est né à Caunes le 29 août 1921. Sa maman Marie était couturière, son papa Jean exploitait ses vignes. Comme tous les enfants Henri a usé ses fonds de culottes sur les bancs de l’école laïque du village avec pour maître monsieur Cabrol. A cette époque l’instituteur était un des hommes clefs de la commune et pour les élèves l’heure du certificat d’études était le moment cruxial de l'évaluation du savoir transmis par le « maître ». Henri a été reçu à cet examen en 1936.

Cette date Henri ne l’a pas oublié, elle sonnait l’entrée en apprentissage et dans la vie de travailleur. Jean, son père lui a donné le choix : continuer les études ou devenir apprenti aide de cave au domaine de Rivière. Pour Henri l’heure de devenir adulte était arrivée, il a opté pour l’apprentissage. Il restera jusqu’à la mort de son père sur ce domaine proche du village. Durant la période d’apprentissage, poussé par son père, Henri fera de la boxe, c’était la belle époque de Marcel Cerdan, tous les jeunes hommes voulaient se battre sur le ring. Mais sa mère, loin de cette adulation, n’était guère contente, Henri raconte : « Ma mère se fâchait et mon père riait fier de son fiston ! » Si 1936 était une année importante pour le monde des travailleurs avec les congés payés, celles qui allaient suivre n’ont pas eu les mêmes avantages.

Henri comme beaucoup d’autres sera touché, voir réquisitionné pour le STO (service de travail obligatoire), Henri prendra le chemin du maquis.

Une attestation écrite et signée par René Picquemal relate : « Je soussigné Picquemal René, instituteur à Citou, ex- capitaine au 81e RI et chef de secteur des maquis du Minervois certifie que le nommé Bonet Henri né le 29 août 1921, domicilié à Caunes a été réfractaire au STO et a participé avec le groupe local aux combats de Villeneuve-Minervois le 20 août 1944 et de Salettes le 28 août 1944. »

Après les années de guerre, Henri a retrouvé le chemin des terrains de sport. Il a été basketteur, puis rugbyman à Rieux durant 3 ans. Puis à Laure-Minervois pour le rugby à XV comme demi de mêlée. Pierre Bastié (trois-quart aile) était son équipier durant une dizaine d’années.

Henri se rappelle des finales surtout celle que toute l’équipe a perdu à Villeneuve-les-Béziers contre les joueurs de cette ville c’était la finale de coupe de championnat du Languedoc. La défaite lui a laissé un goût amer. C’était selon Henri un match très physique, « ils étaient plus forts que nous et c’est là que j’ai reçu le plus de marrons ».

Sur le mur de sa chambre à Los Ainats, des photos retraçant son épopée sportive, qui couvrent aussi bien la course à pied (Henri gagné le 4 fois 100 mètres relais de l’Aude en 1948), que les équipes du rugby XV et XIII. Henri a reçu en 1972 la médaille de bronze de la jeunesse et des sports. Touche à tout Henri a été animateur de rugby à XIII. Mais pour ce sportif le basket a représenté un moment capital de sa jeunesse, il se souvient des noms de toute l’équipe : Vincent Toregrossa, Jean Maraval, Vincent Molina, Alphonse Monguay (remplaçant).

Après toutes ces années passées au service du sport, Henri est devenu conseiller municipal durant 24 ans. Il avait en charge les mariages, en tant qu’officier de l’état-civil il a procédé à 153 mariages.

Henri a toujours bon pied, bon œil et il est un des pensionnaires de Los Ainats le plus apprécié de tous pour sa joie de vivre !

15:40 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |