04.09.2009

Quatre maires et l'Espagne sur un même me piedestal a Félines -Minervois

felines et ses souvenirs 003.jpgLa jolie commune de Félines –Minervois n’a pas la mémoire défaillante , elle se souvient de ses quatre édiles qui depuis la fin de la seconde guerre l’ont façonné , et accueilli les « émigrés » venus de la péninsule ibérique.

 Le souvenir de :Charles Barthe , Jean Louvière , d’André Séguy , René Mathieu a su mobilisé les Félinois , les élus du Minervois et du HautMinervois.

 Pour cet hommage posthume le premier de ces maires Charles Barthe a vu sa plaque posée sur le felines et ses souvenirs 004.jpgmur de sa résidence Place du Château devant un auditoire très attentif , la cérémonie du souvenir a été lancée par la première adjointe Anne Cabrié en ces termes : "Ce soir , le maire et le conseil municipal vous invitent à revisiter l’histoire de Félines et de saluer la mémoire de quatre maires élus après la Libération … pour ce faire nous allons cheminer à travers les rues de Félines à la découverte des « plaques » à leurs noms. Puis place de l’Espagne le maire célébrera la présence de la communauté espagnole.

felines et ses souvenirs 001.jpg Premier en date à recevoir hommage par son cousin Jean –Pierre Pastre ( maire de Félines) qui relate :

 « élu après la libération Charles Barthe qui fut prisonnier en Allemagne , maire de novembre 1947 à mars 1965, était doté d’une grande honnêteté intellectuelle il se lancera dans une période de reconstruction et de modernisation de son village ».

 Deuxième plaque destinée à René Mathieu élu maire de mars 1965 à mars 1971, d’abord élu comme conseiller sous Charles Barthe , il fut avec son frère Jean à l’initiative de la fondation du corps des sapeurs pompiers qui ne sera officialisé qu’en 1962, heureuse initiative voici maintenant 47 ans que ce Corps intervient à Félines mais aussi rayonne dans tout le canton . De plus il créa son entreprise qui procura du travail à de nombreuses familles , avec son frère et ses trois fils il développa l’entreprise , pionnier du formica dans les années 70

 Troisième édile honoré Jean Louvière maire de 1971 à 1983 durant lesquels il mit en place le bassin de rétention à Camplong dans le cadre de la lutte contre les incendies. Puis la station d’épuration en 1975 , et le corps des sapeurs pompiers passe de 8 à 20 et devient centre de secours. Homme serviable et humaniste il sera au service des Félinois par ces connaissances administratives.

felines et ses souvenirs 007.jpgDernier magistrat honoré André Séguy élu maire de mars 1984 à mars 1989 , homme discret , travailleur , il aménagera la place de l’église et de la mairie. Puis il approuvera la transformation de l’ancienne garderie en bibliothèque , il gérera au mieux les catastrophes naturelles telle la gelée en 1984 et les inondations de 1987.

 La déambulation a travers les rues a continué pour atteindre la « place de l’Espagne » ou Jean –Pierre Pastre a souligné « ici était le quartier des Espagnols émigrés , ceux qui avaient pu franchir les Pyrénées , et qui entraient sur une terre inconnue. Il leur a fallu du temps pour appeler la terre du minervois « notre » . Emigrés économiques ou victimes de la guerre civile c’est par votre travail que vous vous étés intégrés Espagnols qui grâce a vos mains calleuses nous avons vu se bâtir , s’agrandir notre commune , avec cette plaque c’est l’Espagne qui pousse sa corne en Minervois

 La phrase finale est très instructive pour les jeunes felines et ses souvenirs 011.jpggénération « l’histoire est utile non seulement pour y lire le passé et en garder la mémoire mais surtout pour mieux comprendre et appréhender notre demain « ‘

 La soirée Andalousie pouvait débuter , entre le flamenco et les tapas l’Espagne et les Félinois ont fait ce soir là un mariage d’amour.

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29.08.2009

Les maisons des vignes

MAISONS DE VIGNES PLUS MISSIE LA CHATTE 002.jpgDans la plaine comme sur les collines avoisinantes du village , 

 Beaucoup de ces constructions ont perdu leur utilité , elles dépérissent lentement , vestiges d’une histoire d’hommes qui croyaient fermement à l’avenir de la vigne

 Pour « gagner » sa vie beaucoup de « Montagnols » de Citou , de Castenviels ont acheté des vignes et pour les travaux , les vendanges l’utilité de ces « cabanes » très rustiques étaient les locaux du repos des hommes et des bêtes.

 Le savoir faire de ces bâtisseurs est toujours remarquable , faites de pierres sèches ou érigées à la chaux , elles abritaient en cas de pluie d’orage , du vent fripon qui soulevait les jupes des femmes, des intempéries hivernales.Petites masures ou les outils prenaient place , ou un foyer formé de quelques pierres réchauffait les plats et les gens. Pour les plus nantis une véritable cheminée et un étage accueillaient plus confortablement ses propriètaires.Il n’est pas rare de rencontrer près de ces cabanes un puit pour la consommation des vignerons mais aussi pour diluer les produits nécessaire aux traitements du vignoble. Mais le côté sympathique de ces lieux dissimulés pour se protéger d’Eole servait de nid aux amoureux , de boîte aux lettres , ah si les pierres pouvaient parler que de secrets seraient mis à jour. Mais bonnes filles les petites maisons des vignes sont et restent muettes , laissant simplement apparaître les lézardes du temps.Ces rides qui les défigurent leur donnant le soir l’aspect de squelette affligent les regards de ceux qui sont touchés par ce « petit patrimoine » témoin du courage des Anciens ;

Après l’arrache de vignes sur Caunes , elles sont là témoins d’une vie agricole intense , vu leur âge un lifting serait’il possible ? Le paysage en serait embelli et le touristes charmé !

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11.05.2009

Le 8 mai 45 fête de la victoire

La journée du 8 mai 1945 sonne la victoire et la fin de la Seconde Guerre mondiale

le 8mai 1945 soone le glas de la seconde guerre mondiale 003.jpgDurant les années 1939 à 1945 des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ont subi la terrible barbarie de l’armée d’occupation. Tous ou la plupart des pays constituant aujourd’hui l’Europe ont le souvenir des ces années de souffrances, de déportation, de mise à mort de millier de résistants.

Comme chaque année le cortège formé des anciens combattants précédé par les porte-drapeaux ont traversé le village pour se rendre au monument aux morts.

le 8mai 1945 soone le glas de la seconde guerre mondiale 006.jpgLe président des anciens combattants de Caunes, Aimé Bénazeth, a pris la parole en citant le message du secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants dont voici quelques extraits : « Aujourd’hui nous commémorons le 64e anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie….guerre qui illustre le mépris de l’humain…la France a participé pleinement à la victoire finale, soit à Londres derrière le général De Gaulle, soit avec la Résistance. » Aimé Bénazeth a rappelé que parmi les résistants certains étaient de notre région : Français d’origine et du pourtour méditerranéen, certains ont laissé leur vie à Trassanel, leurs noms sont inscrits sur la stèle de ce village martyr.

le 8mai 1945 soone le glas de la seconde guerre mondiale 008.jpgPour Caunes trois noms ont été cité : Yves Arnaud, Antoine Perez, Jean Vignon qui a été tué à Lébrat, il avait 40 ans. Pour honorer la mémoire de tous ces hommes deux dépôts de gerbes ont été fait : l’un par le maire Jacques Molina et Aimé Bénazeth, le second devant la stèle de marbre rose dédiée aux trois résistants caunois par les enfants de la commune. Puis ce fut l’appel des noms de tous ceux qui périrent pour la patrie.

Après la minute de silence et la Marseillaise , Jacques Molina a remercié tous les participants et convié la population au traditionnel pot de l’amitié au café de la Grande Fontaine.

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06.05.2009

Histoire du maquis de Citou-Caunes

trassanel 2008 002.jpgPierre Silvestre est une des figures marquantes des années où l’armée des ombres prenait position pour se former , se structurer.

Pierre se souvient de ces années où vivre sous la botte allemande chaque jour était plus compliqué. Difficile de se ravitailler même en campagne, les tickets de rationnement, voyager à travers le pays était un exploit, les contrôles, le couvre-feu, la peur du STO , toutes ces vexations sont de tristes souvenirs. Alors Pierre veut raconter aux générations actuelles et futures comment des hommes se sont élevés contre l’occupation allemande. Voici en quelques lignes les étapes marquantes, inoubliables pour tous ceux qui ont pris les armes dans ce Minervois qu’ils ont aimé au point de mourir pour la liberté.

Dès 1942 plusieurs groupes de résistants locaux prennent vie dans la région.

trassanel 2008 008.jpg

En 1943, les résistants s’entraînent mais ils n’avaient encore aucune liaison entre eux. Une organisation se met en place a débuté à Citou qui fera la centralisation sous la direction technique du chef de bataillon Henri Bousquet.

C’est dans ce petit village de la Montagne Noire qu’est né officiellement le « groupe Minervois » aux côtés des maquis de Trassanel, de Villeneuve. Les effectifs se répartissaient de la manière suivante (Pierre ne cite que les noms des responsables et les nombres composant les groupes locaux).

Olonzac le capitaine Gerbaud : 15 ; Escales : Taramon 10 ; Laure –Minervois : Ninon G :10 ; Pépieux : Rey : 15 ; Peyriac –Minervois : Sarrato : 40 ; Rieux Minervois : capitaine Barthez et Saury : 47 ; La Redorte : Liabot : 19 ; Citou : Combes et Santoul : 22 ; Siran : Aversene : 10 ; Caunes –Minervois : Baylet et Vignon : 30 ; Villeneuve Minervois : Rainaud et Laurent Daran.

Au total environ 350 hommes du Minervois si l’on ajoute les maquisards réfractaires du secteur se sont dressés contre l’armée d’occupation, sans haine mais sans faiblesse.

Les principales opérations menées :

Le maquis de Citou-Caunes a tenu une place prépondérante. Pour se battre il fallait des armes. La nuit, les hommes marchaient dans la montagne pour atteindre les aires de parachutage qu’il fallait éclairer et dès le largage faire place nette. Les terrains de parachutages étaient signalés par Londres et Alger, chaque groupe avait sa « phrase radio » de reconnaissance pour récupérer les colis d’armes.

Pour Citou : sur le plateau de l’Escalvagadou, à Trassanel au sud du Roc de L’aigle, à Villeneuve à St Martin, à Castenviels au Roc du Tonnerre. Grâce à ces parachutages, les maquis ont pu constituer des dépôts d’armes et de matériel qui ont servi de bases de ravitaillement pour les résistants de la région.

A partir de l’année 44, les événements se sont précipités, les occupants vont chercher à éliminer les maquisards de ces villages. 

Le 22 avril 1944 : ce fut l’investissement de Fournes avec l’arrestation du maire et de son fils de 18 ans responsable de la résistance. Tous trassanel 2008 013.jpgles deux ont été envoyés en déportation, ils n’en reviendront pas. Le même jour à Serriés, Edmond Agnel du village de Trassanel âgé de 60 ans sera exécuté après avoir été torturé.

Le 8 juillet 44 : la Feldkommandantur (gendarmerie militaire allemande) enquête à Citou sur le maquis et les résistants. Le maire de Citou et son secrétaire affirment qu’il n’y a ni résistants, ni maquis dans les environs. Voyant cela, l’adjudant allemand convaincu laisse son numéro de téléphone de Carcassonne.

Le 13 juillet 44 : l’encerclement d’Olonzac, la milice arrête le capitaine Gerbaud.

Le 8 août 44 : les Allemands attaquent le maquis de Trassanel où 47 maquisards seront massacrés ou fusillés (7 dans le ruisseau de La Grave, 17 dans la grotte de Trassanel dont leur chef Armagnac), 23 seront fusillés à quelques centaines de mètres de ce village, là où s’élève aujourd’hui la stèle qui leur est dédié (Voir photo ci-dessus).

Le 12 août 44 : un train allemand est attaqué en gare d’Azille où les soldats de l’ombre récupèrent des chaussures et des conserves alimentaires véritable aubaine en ces temps où tout manquait.

Le 19 août 44 : à la Redorte attaque d’une colonne allemande, et presque simultanément venant de Carcassonne à Escapat une colonne de plusieurs milliers d’Allemands est aussi attaquée. Le groupe de Citou est alors appelé en renfort, mais à Caunes un grave accident fait un décès et un blessé grave. La colonne allemande s’arrête à Caunes où elle passe la nuit après avoir pris trois otages qui seront libérés au moment de son départ, prenant la route en direction de Citou, via Lespinassière pour rejoindre Saint-Pons.

Le 22 août 44 : suite au passage de la colonne, un groupe de résistants caunois va la suivre et va attaquer l’arrière-garde. Le combat s’est engagé après le col de Salette à Lébrat. Jean Vignon chef du maquis Citou-Caunes sera tué.

Le 24 août 44 : Rieux connaîtra des combats de rue sanglants et feront 11 morts et 7 blessés.

Voici le récit d’un Caunois qui a vu, connu tous ces évènements. Âgé aujourd’hui de 87 ans, Pierre Silvestre témoigne pour la première fois de ces moments tragiques pour les enfants. Les écoliers caunois font le parcours à partir du gouffre de Cabrespine jusqu’à Trassanels. Là où le sentier débouche sur les hauteurs de Trassanel une pierre plantée en marbre rouge rappelle les souffrances de ces victimes de la barbarie allemande. Ce devoir de mémoire a été crée par un groupe de résistants avec Pierre depuis 9 années. Ce projet de devoir de mémoire a été  soutenu par les municipalités de Caunes et de Trassanel. 

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22.04.2009

Des marches pour promouvoir l'occitan

marche occitane à minerve 004.jpgmarche occitane à minerve 006.jpgEn octobre 2008, l’association Tourisme et loisirs, consciente des périls qui pèsent sur la langue et la culture occitanes, a participé à l’initiative « Occitania a pè » lancée par la chambre d’Oc avec le concours de l’IEO Aude pour que l’occitan soit inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco.

En 2009 , Tourisme et loisirs  a décidé de s’associer à « Caminem per l’oc dins Aude » en inscrivant plusieurs marches pour la défense de l’occitan dans son programme.

marche occitane à minerve 015.jpgLa première randonnée prévue est celle du samedi 25 avril, depuis Caunes-Minervois jusqu’au château de Citou par la forêt domaniale des Soulanes de Nore. Cette boucle de 18 à 20km (dénivelé cumulé 700m, durée 6h) s’adresse à de bons marcheurs.

Le village de Caunes-Minervois est situé entre la plaine viticole et les contreforts de la Montagne Noire. Son nom « Caunes » signifie grotte en occitan et ce nom est lié à la présence de nombreuses grottes dans les falaises un peu au nord du village. Il est également connu pour ses anciennes carrières de marbre incarnat (celle de Rocamat est toujours en exploitation) qui ont alimenté les plus grands chantiers du « Roi Soleil ».

Le circuit conduira de la garrigue minervoise à la forêt de la Montagne Noire. Le sentier surplombe les gorges de l’Argent-Double et emprunte plusieurs pistes forestières avec de splendides points de vue : tels le col des Bouis (568m) ; Mayrac (554m) ; le col de Ventoule (647m). Le sentier descend ensuite sur Citou avec vue sur le château.

En fin de randonnée, les participants retrouveront « la route des moutons » qui ramène à Caunes.

Deux points de rendez-vous sont prévus :

- 8 h précises, départ en covoiturage (participation aux frais de carburant), place Gaston Jourdanne, Cité administrative, Carcassonne 

- 8h 45  à Caunes-Minervois, au parking de l’esplanade de l’Europe qui sera le point de départ de la marche 

A 9h , départ de tous les marcheurs. Prévoir le pique-nique de midi, de l’eau et de bonnes chaussures.

S’inscrire avant le 24 avril 17h, en téléphonant au : 04 68 25 79 09 ou au 04 68 47 90 54 5 S Peyras.

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10.03.2009

Journée de la femme avec Antoinette Arocas

CAUNES antoinette.jpgA la fin du 19e et au début du 20e siècle, une forte population ibérique a franchi les frontières de l’Hexagone.

Caunes pour ces émigrants était « l’eldorado », le travail ne manquait pas, la viticulture avait besoin de bras. Pas de tracteurs, mais des labours avec les chevaux ; pour les vendanges hommes, femmes enfants tous étaient mobilisés.

Parmi cette colonie espagnole, une jeune fille Antoinette, qui sera l’épouse de Diego Arocas. De cette union naîtront trois enfants : deux filles et un garçon.

Antoinette fait partie de ces femmes courageuses qui ont laissé partir leur époux rejoindre l’Armée Républicaine en 1936.

Antoinette a toujours travaillé, comme femme de ménage, comme ouvrière agricole, pour apporter sa contribution au budget du ménage. La règle d’or en ces périodes était : travail et économie. La famille Arocas voulait sa maison pour vivre dignement. Ce projet fut bien des fois contrarié, mais le but ne fut jamais délaissé.

Antoinette très inquiète pour son Diego fit ses valises, avec sa fille Vincente elle partit rejoindre les combattants en Espagne. Avant la perte de tout espoir de voir l’Espagne devenir une république, elle regagna Caunes où le malheur arriva avec la disparition de sa fille bien aimée Vincente, un décès dû à la diphtérie.

Pour Diego, ce fut la Retirada, il quitta son pays natal pour la dernière fois et fut interné dans un camp à Argelès-sur-Mer.

C’est avec le meilleur ami de Diego, Joseph Alberola, qui avait une moto, qu’Antoinette partit chercher son Diego. Enfin, les retrouvailles, elles furent douces mais aussi bien tristes. A force de volonté, la famille put s’installer rue de la Charité où Antoinette a bercé à nouveau Monique et Roland.

Malgré les vicissitudes de la vie, Antoinette a toujours conservé cette force incroyable qu’est l’amour de la vie. Avec ses copines, pour les voisins c’était le Club : Marie Ponthier, Armandine Cayuela, Fifi Géne et Antoinette. Les soirs d’été elles étaient assises sur le banc de pierre. C’était la rencontre avec les enfants du quartier, ceux qui venaient de loin, de Paris, c’est là que Delphine et  Elise ont appris les histoires drôles du village, des soirées avec quinquina et amandes.

Antoinette n’est plus, mais son souvenir reste vivace parmi tous ceux qui l’ont connue, aimée, chérie. La dureté et les deux guerres n’ont jamais entamé sa détermination de vivre en paix avec tous. Antoinette Arocas était une véritable amie, sincère, fidèle. Cette journée des Femmes avec un tel exemple remplit complètement son rôle celui de mettre en valeur des femmes du peuple qui ont su apporter, contribuer, à améliorer leurs conditions de vie et par conséquence la nôtre.

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22.01.2009

Abbaye, vignes, marbre, trois chances pour Caunes

sculpture djemal Bjalava 002.jpgCaunes-Minervois est marqué par son histoire, sa viticulture et son marbre, trois atouts, trois chances, trois possibilités de développement, de réussite, de renommée. L’abbaye de Caunes a été au fil des ans un site incontournable, de part sa situation géographique, de part son potentiel architectural, de part les hommes comme Jean d’Alibert (un visionnaire) qui relança l’exploitation du marbre avec la compétence des Italiens.

Pour rappeler ce passé, continuer dans la lignée des hommes ayant une vision du futur, une sculpture monumentale est depuis les années 1997-1998 implantée à l’entrée du village.

Dès 1997 la municipalité et l’association des commerçants (Association de Développement de l’Argent-Double) ont partagé le souhait de refaire connaître le marbre incarnat de Caunes. Ce bloc de marbre rouge de 36 tonnes et de 8 mètres de haut représente une allégorie de la vigne. L’artiste choisi pour cette œuvre monumentale fut le Géorgien Djemal Bjalava qui avait fait ses études de 1966 à 1974 à l’Ecole des Beaux–Arts de Tbilissi (Géorgie).

Derrière lui plusieurs sculptures étaient exposées dans de nombreux musées et dans de nombreux pays. Comme tout artiste son inspiration personnelle fut celle de l’histoire de Caunes, Djemal a sculpté sur les quatre faces de la base de ce monolithe la représentation des Saints Martyrs, l’histoire de l’abbaye et pour couronner le tout une allégorie de la vigne dont les sarments s’élèvent vers le ciel. Est-ce une prière ou un rappel du culte païen lié à Bacchus ? Seul l’artiste pourrait le préciser.

Caunes avec son « totem » comme nomment la plupart des villageois cette sculpture est la seule de cette importance dans tout le Haut–Minervois et le Minervois. Caunes possède cet emblème qui lui colle à la peau, c’est le symbole de sa gloire royale, de sa richesse géologique, de son histoire et qui sait de son devenir ! Sous ce bloc est posée une plaque où est inscrit : « Monument dédié à la culture méditerranéenne, a été érigé par le sculpteur Djémal Bjalava, sous l’égide de monsieur Jean-José Francisco, de son conseil municipal, et de l’Association de Développement de l’Argent-Double ».

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