10.01.2010

Légendes de la vallée du Cros

IMG_8114convives soeurs et membres du clergé kermesse.JPGLa vallée du Cros, bordée par des falaises de marbre, est située au nord-est de Caunes.

L’ermitage de Notre-Dame-du-Cros a été érigé au XIIe siècle plusieurs fois remanié.

Le culte en ces lieux aurait été celui de la déesse païenne Cybèle, déesse du matinale.

Plusieurs légendes se rattachent au site, la tradition a laissé ce récit. La statue de la Vierge trouvée dans un creux du rocher de la falaise fut transportée dans un premier temps au village. Hélas toutes les nuits la statue disparaissait en laissant son abri provisoire sans dessus-dessous. Cela posait problème, jusqu’au moment où un quidam eut l‘idée de lancer un marteau de marbrier qui atterrit au Cros, là tous les habitants comprirent que la Vierge trouvée désirait avoir son lieu de culte.

La seconde légende est liée à la source qui jaillit également de la même falaise.

La légende débute sur ces écrits :  « Une femme avec une très forte fièvre voulait se désalterer, mais elle n’osait se servir de ses mains, pour prendre un peu d’eau. Soudain tout en invoquant la Vierge, elle aperçut une coupe posée au pied du rocher, cette femme prit la coupe et pu boire l’eau de la source, elle apaisa sa soif mais aussi la fièvre disparut. »

Depuis ces époques reculées cette source toujours « vivante » a la réputation de guérir les fièvres. De ce fait, la renommée de ce site devint l’objet de processions.

Dans les archives du village on peut lire : « Le dimanche 27 mai 1612 il y eut 29 processions, soit de 10 à 12 milles personnes qui venaient invoquer le créateur pour qu’il leur envoie la pluie ». La pénurie d’eau existait déjà. Le lendemain, c'est-à-dire le 28 mai durant 5 jour la pluie tomba et permit à tous d’avoir de bonnes récoltes : fruitières, céréalières et viticoles.

De nos jours les Amis de Notre-Dame-du-Cros non seulement entretiennent le site mais aussi organisent une kermesse l’avant-dernier week- end d’août. Pour 2010 ce sera le 22 août, où nombre de Caunois, et des résidants des villages des alentours viendront partager un repas et des jeux.

Le mercredi 8 septembre fête religieuse de la nativité de la Vierge, on pourra assister à l’office religieux en la chapelle de Notre-Dame-du-Cros.

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09.01.2010

Decouverte de vestiges datant de l'Age de Fer sur la falaise dominant le Cros

journées du patrimoine a caunes minervois 003.jpgLe site de Notre-Dame-du-Cros a livré bien des vestiges, entre les légendes et les résultats des fouilles archéologiques conduites par Jean Gasco, Caunes peut se « vanter » d’avoir une bien longue existence.

Dominant la plaine et les gorges du Cros où un ruisseau du même nom est un affluent de l’Argent-Double, une muraille en forme de U d’une longueur de 250 mètres avec une porte d’entrée protégée par un mur de 11 mètres démontre la présence de la vie des hommes.

A l’intérieur de ce périmètre de nombreux témoignages de style poterie ont été découverts.

La première date d’occupation remonterait au premier Age de Fer entre les VIIIe et VIIe siècle avant notre ère.

Parmi le mobilier les archéologues ont retrouvé des céramiques, des écuelles, des jattes et des gobelets.

Selon la méthode scientifique du carbone 14 la datation du site serait entre 775 et 649 av J C.

 La seconde phase d’habitation serait aux environs de 600 av J C .

 Deux réparations de la muraille attestent cette date.

Parmi les trouvailles, des amphores Etrusques, un petit récipient en tonnelet en pâte clair, un fragment de coupe ionienne ont confirmé toute la valeur de ce lieu.

Sans vie depuis des siècles l’histoire des hommes résidant sur ce site vient de renaître par le biais des archéologues comme l’auteur du récit de ces fouilles. En plus pour commenter tout le charme, le mystère de ces lieux, figurent en bonne place les légendes de la construction de la chapelle et de sa source miraculeuse.

 A l’abbaye de Caunes le musée crée par le jeune archéologue dans le cadre des emplois jeunes permet aux visiteurs de voir une partie des recherches sur les origines du village.

Dès l’ouverture de l’abbaye c'est-à-dire début février les touristes, les Caunois pourront admirer le travail des archéologues ainsi que le mode de vie des habitants de cette partie du Minervois.

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03.01.2010

Joachim Estrade un ingénieur "social"

estrade.jpgC’est dans les années 2005 que pratiquement toutes les rues du village ont reçu un nom.

Ainsi la rue de la Mairie est devenue la rue Pontus-de-La-Gardie, dans le nouveau lotissement situé derrière le cimetière la rue Joachim-Estrade a fait également son entrée.

Voici deux appellations qui font découvrir des personnages hors du commun, qui ont chacun à leur époque ont porté haut les couleurs de Caunes et de l’Aude.

Pontus de la Gardie, famille Pons Descoupérier, dont la maison natale trône fièrement au Plo de la Sal fit une grande carrière militaire qui le conduisit d’abord au Danemark, puis en Suède. Il épousera la fille naturelle du roi Jean III de Suède, dont la descendance fait parti des nobles de ce pays, il périt à Narva port d’Estonie.

Joachim Estrade son destin a débuté à Beyrède dans les Hautes-Pyrénées, lieu de sa naissance le 09 janvier 1857.

Les années 1870 verront l’arrivée de cette famille à Caunes. Ses parents désirent le voir « entrer dans les ordres » mais la vie religieuse n’est pas pour cet élève indiscipliné, Joachim n’avait pas la fibre de la vie monastique. Il se destinera, après des études aux Arts et Métiers de Carcassonne , au corps des Ponts et Chaussés.

Joachim participera aux études de la ligne de chemin de fer Quillan-Rivesaltes. Cette région de la Haute Vallée de l’Aude possède un vaste réseau de rivières, il devine que cette force de l’eau sera l’avenir de cette partie du département.

Dès 1887-1891 une petite centrale va permettre l’éclairage de Quillan. Joachim va fonder la SMTE, Société Méridionale de Transport de Force. L’objectif sera de fournir du courant pour Carcassonne et pour Narbonne à partir de l’usine de St-Georges. Construction de barrage, de la conduite forcée et de la centrale, résoudre la difficulté du transport de l’électricité à longue distance tel était le défi que Joachim a dû relever. Il sera le premier à distribuer aux habitants le courant électrique.

Là ne s’arrête pas le « génie » de Joachim Estrade sa société est à l’avant-garde du social avec la création d’une caisse de prévoyance , de retraites, de congés payés et d’études pour les enfants de son personnel.

Joachim Estrade fut un véritable homme novateur pour le bien être des hommes, tant sur le confort que sur le plan social il fut un des visionnaires de l’avenir du département, de plus qui fit découvrir à Caunes la « fée électricité ». Joachim Estrade est décédé le 13 février 1936 et il a été inhumé au cimetière de Caunes.

Joachim était officier de la Légion d’Honneur.

La municipalité lui a rendu hommage en donnant son nom à une rue en souvenir de cet homme exceptionnel.

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29.12.2009

Les écoles de Caunes ont 110 ans

LES ECOLES DE CAUNES ONT 110 ANS 005.jpgDans un village l’école est signe de vie, de maintien de la population.

A Caunes les écoles actuelles toujours en service ont été construites sur une période de 2 ans, de 1886 à 1888 sous la législature du maire monsieur Lapeyre.

La mise en chantier a dû créer beaucoup d’agitation au sein de la population, c’était une modernité qui dans ces années là devait « choquer » bien des familles.

LES ECOLES DE CAUNES ONT 110 ANS 003.jpgPourtant le chantier a continué, il est sorti de terre une imposante bâtisse, six classes qui étaient et sont toujours desservies par trois grands escaliers.

Au premier étage les logements des instituteurs, au second des espaces pour mettre les différentes choses devenues inutiles. En sous-sol, les préaux étaient situés sous les classes, et en prolongation les cours où les écoliers pouvaient jouer et une mise en place déjà très écologique des jardins pour les enseignants.

Côté esplanade de l’Europe ce bâtiment demeure étonnant avec deux tours rectangulaires qui abritent un escalier dit en colimaçon qui livre l’accès aux appartements des maîtres d’école.

Ces deux tours sont très « contemporaines » , l’architecte avait-il une vision de notre XXIe siècle ? On peut le soupçonner !

Les tours divisent le bâtiment en trois : l’école des filles avec au fronton de l’entrée l'inscription « devoir » , le centre où maintenant deux classes abritent les élèves. Toujours pour rappeler que ces lieux étaient destinés à l’instruction on peut lire « travail » et pour la troisième partie l’école des garçons, toujours dans cette continuité on trouve le mot « progrès ».

Le premier magistrat de cette époque avait saisi toute l’importance de l’éducation en zone rurale, pressenti l’avancée du progrès lié à la technologie qui s’amorçait, le siècles des scientifiques allait naître avec le XXe siècle.

Tous les écoliers de l’école laïque de Caunes jusqu’ à nos jours bénéficient de ce désir profond d’apporter « l’instruction gratuite pour tous ».

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26.12.2009

Les distractions nocturnes à Caunes

Dans la tradition du village mais aussi dans tout le Minervois, la distraction nocturne s’appelait le « tustet »

Ce terme signifiait « taper » , mais taper ou sur la porte ou les volets de manière à réveiller le « chanceux de la soirée ».

Il était dans la coutume que les jeunes se réunissent pour savoir qui serait l’élu d’un soir. Cette pratique s’est perpétuée au fil des ans , la transmission c’est bien faite, il est encore coutumier à Caunes de faire un « tustet ».

Le seul inconvénient du XXIe siècle c’est l’éclairage public, difficile pour ces taquins de se glisser une fois le « tustet » fait dans les pénombres de la nuit.

Ce mode de taquinerie n’était guère méchant ; la victime était, en général, un grincheux ou une grincheuse, toute la ruse de ce « tustet » se résumait à pendre à la porte une grosse pierre ou une casserole que les « coquins » tiraient, imaginez le bruit, les victimes étaient fort en colère, mais nul n’a pu attraper les amateurs de « tustet ».

A l’heure actuelle ce mode de « tracasserie « est terminé, ou presque , mais les soirées au café de la Grande Fontaine sont l’occasion de conter les « tustets » qui ont passionné les Caunois.

Aujourd’hui ce sont les soirées belote qui regroupent toutes les générations, le jeudi soir à partir de 20 h 30 si vous voulez connaître les « galégeades » des générations antérieures ne ratez pas ce rendez-vous, vous passerez une soirée très divertissante.

Il en est ainsi dans notre Midi languedocien !

15:05 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

17.12.2009

Trois noms au fronton des mairies

mairie de caunes de 0 à 4 001.jpgDepuis la Révolution française ces trois noms ont donné à chaque homme le sentiment de vivre de meilleurs conditions de vie, de travail, de santé.

Le problème de l’identité semblait résolu avec ces trois symboles liés au changement de gouvernement.

La royauté basée sur l’hérédité a été balayée, la logique de la liberté a surgi dans chaque commune.  Un esprit civique venait aussi de naître, le respect des institutions nouvelles fut établi, y compris par l’armée.

Pour donner une image de ce changement à Caunes Minervois ce fut un jour de fête lorsque « l’arbre de la Liberté « fut planté. A l’heure actuelle sur la place de la République deux géants sont les témoins de ce passé républicain.

Tels deux jumeaux ils décorent une des places les plus emblématiques du village. Selon les services de l’ONF ces platanes ont été mis en terre l’An 1 de la première République.

Ces deux témoins ont pu connaître le bonheur d’un peuple qui a vu naître la République, c’était pour tous le sentiment profond de voir disparaître l’esclavage, de vivre enfin libres, égaux et dans la fraternité.

mairiecaunes.jpgAu 21e siècle, les géants sont là, ils gardent pour les Caunois cette force quasi magique de la Liberté, et s’ils font le bonheur des touristes qui prennent le frais sous leur ramure, la fontaine en marbre rouge est leur compagne qui berce les soirées estivales, regrettant peut-être les avant concert qui attiraient bien des riverains.

Souvent pour illustrer ces trois termes républicains des sculptures féminines ont illustré ces termes : Liberté , Egalité , Fraternité. La façade de la mairie du village en porte les traces, les niches qui leur servaient de support sont vides, ces œuvres érodées par le temps ont dû être retirées pour cause de sécurité. Les drapeaux français, européens accrochés au balcon de la Maison du Peuple attestent la volonté des hommes de vivre sous ces trois appellations issues des années révolutionnaires.

Par le biais des trois noms et des platanes de la Liberté c’est toute une symbolique qui est attachée au cœur de tous les Caunois.

08:41 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

13.11.2009

Caunes a honoré ses "poilus"

celebration de l'armistice 2009 004.jpgLe 11 novembre est pour le village un moment de liesse et de deuil.

Arthur Rimbaud poête visionnaire a mis en vers 40 ans auparavant, Le dormeur du val où s’exprime la beauté de la nature puis l’horreur de la guerre. Est ce une prémonition ?

La « Grande Guerre » celle qui devait être la dernière, celle où des millions d’hommes sont partis la fleur au fusil, revêtus de l’uniforme rouge des années 1870, celle qui a vu les campagnes se vider, celle qui a vu les femmes et les enfants retrousser leurs manches faire les travaux des champs, entrer dans les arsenaux pour armer les soldats, un nom leur a été donné « les munitionnettes ». La « Grande Guerre » celle qui a vu les femmes prendre à bras le corps le rôle de factrices, de pompiers, de conductrices de tramways.

celebration de l'armistice 2009 006.jpgPremière Guerre mondiale où 1,5 millions d’hommes ont péri pour sauver leur patrie, 800 millions de blessées, y compris « les gueules cassées », l’horreur des tranchées, le froid, la peur au ventre ces soldats ont donné le meilleur d’eux-mêmes.

Le monument aux morts de Caunes comme tous les villages de France porte les noms de dizaines de ses enfants morts aux champs d’honneur dont beaucoup à la fleur de l’âge.

La célébration de l’Armistice cette année a été marquée par la réunion de la France et de l’Allemagne devant la tombe du Soldat Inconnu.

Le 11 Novembre est une des manifestations des plus émouvantes, l’assistance est très recueillie. Les paroles du maire ont salué le « courage des Caunois morts pour sauver leur patrie » suivis par le dépôt de gerbes par l’edile Jacques Molina et Aimé Bénazeth, président des Anciens combattants et du Souvenir français, devant la stèle où les noms des Caunois sont gravés dans le marbre. Une seconde gerbe fut déposée par les enfants devant le bloc de marbre incarnat des « soldats de l’armée des Ombres ».

Puis ce fut les bougies allumées qui ont complété le respect de la mémoire « des poilus caunois ».

celebration de l'armistice 2009 009.jpgPour leur rendre les honneurs, les sapeurs-pompiers du village étaient présents encadrant le cortège depuis la mairie.

Le discours du président des Anciens Combattants Aimé Bénazeth basé sur le message du secrétaire d’Etat aux Armées, a relaté les bases de l’Europe, union due à la volonté de l’Européen Robert Schuman, de Konrad Adenaeur et de Charles De Gaulle, suivi de la minute de silence et de la Marseillaise ont terminé la célébration de la fin de la Première Guerre mondiale.

Le pot de l’amitié traditionnel était offert par la municipalité au café de la Grande Fontaine.

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