14.07.2010

Minerve 1210 - 2010

minerve__photo[1].jpg

Pour le programme des différentes manifestations sur la cité de Minerve, un rappel historique est des plus adaptés.

Minerve peut s’enorgueillir d’être un des sites des plus prestigieux du Minervois héraultais. C’est en 1210 qu’elle fut assiégée par les croisés de Simon de Monfort.

Après sept semaines de siège, Guilhem de Minerve capitule le 22 juillet 1210. Les troupes croisées entrent dans Minerve en chantant le Te Deum.

Simon de Monfort et l’abbé de Citeaux , Arnaud Amaury, promettent la vie sauve à qui veut se convertir à la religion catholique. Le refus des cathares sonnera leur perte, ce sera le premier bûcher, qui hélas sera suivi par beaucoup d’autres à travers tout le Languedoc.

C’est 140 à 180 bons-hommes et femmes qui périront dans les flammes. Trois femmes seront sauvées.

A l'occasion des 800 ans de la prise de cette belle cité, Minerve souhaite commémorer ces évènements.

A partir du 19 juillet au 25 juillet 2010 le Comité des Fêtes de Minerve propose un cycle de conférences et un documentaire sur les cathares, la croisade, ainsi que des animations à Minerve : troubadours, concerts, expos, calligraphie, balade. Pour tout contact et informations voir l’office de tourisme Le Minervois au 04 68 91 81 43 ou E-mail comitefetes.minerve@voila. Fr

06:32 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

28.06.2010

Les écoliers Caunois et Villeneuvois sur les traces du maquis de Trassanel

P1020636 ecoliers caunois et de villeneuve anciens du maquis bonne photo article.JPGDepuis  plusieurs années  le voyage de fin d’année scolaire pour les classes de CM1, CM2 est dédié à la mémoire des Combattants de l’armée des Ombres.

 C’est en car que 25 élèves de Caunes ont rejoint les 23 écoliers de Villeneuve pour rejoindre le village de Cabrépine

 Le parcours qui retrace le martyr des Soldats de l’Ombre débute au niveau du Gouffre de Cabrespine, pour rejoindre à travers la garrigue ou en cette saison les fleurs recouvrent les souffrances de ces valeureux résistants.

P1020624 francisco avec les anciens du maquis.JPG Leur histoire est ainsi relatée « plusieurs incidents ont précipités les faits suivants

 Jean Bringer est arrêté par la gestapo, emprisonné à la prison de Carcassonne, courageux ce dernier ne livra aucun nom malgré la torture. Jean Bringer fut exécuté à Beaudrigues le 19 août 1944.

 Il fut remplacé par Georges Morgaleff. Des le 3 août 1944 le maquis Armagnac fut attaqué. Suite à l’incendie de la ferme Aribaud , les maquisards ont reçu l’ordre de gagner la grotte de Trassanel avant de rejoindre leurs compagnons de Citou

 Dans toute la Montagne Noire l’armée allemande patrouillait à la recherche des résistants.

 Les maquisards après avoir pris un repas dans le ruisseau de La Grave se rendirent dans la nuit du 6 au 7 août dans une bergerie dite « le Picarrot ».

 Là, le danger était trop présent, ils partirent pour la grotte de Trassanel. Au prix d’efforts inouïs ils arrivèrent à la grotte le 8 Août 1944 à l’aube. Durant quelques heures, quelques instants ces hommes se sont crus en sécurité ; malgré le doublement des sentinelles, l’étau se resserrait, les Allemands arrivèrent à l’improviste au Picarrot ou l’arrière garde fut prise sans combat. Les prisonniers furent torturés et sept seront exécutés dans le ruisseau de La Grave

P1020628 les ecolières caunoises apres parcours trassanel.JPG Devant l’absence de l’arrière-garde Antoine Armagnac envoya une patrouille commandée par le lieutenant Alexandre. Cette patrouille rencontra l’ennemi , le lieutenant bien que blessé à la cuisse put parcourir en 18 h le chemin qui le séparait de la grotte ou il leur dit « Partez vite , mes amis , ou vous allez être faits prisonniers »,les hommes emportaient leurs paquetages les vivres ,les armes et les minutions, il était 19 h

En ordre de colonne par un ils sortirent de la grotte , quoique blessé le lieutenant Alexandre était en tête , ils empruntèrent le ravin , unique voie de repli , puis ils s’engagèrent à découvert. Soudain une fusillade éclata, les Allemands plus armés, plus nombreux, positionnés dans un angle de tir nettement plus favorable, tous ces avantages ont donné un résultat positif pour l’armée d’occupation. Lors de ce combat après avoir lutté, Antoine Armagnac, ce valeureux Combattant fut grièvement blessé, il décédera le lendemain tout seul dans une cabane de vigne. Les survivants de cette première tuerie une trentaine furent conduits au village de Trassanel situé à quelques kilomètres de là, par un sentier aride, obligés de porter leur matériel , ils ont franchi les deux kilomètres les séparant de ce qui allait devenir leur dernière demeure. Là ils purent se désaltérer , croyant être envoyés vers l’Allemagne pour y travailler, ils passèrent devant le cimetière ou reposait Edmond Agnel depuis le 22 avril 1944 , ils parcoururent quelques centaines de mètres là ils reçurent l’ordre de s’arrêter , 26 descendirent du camion qui devait les conduire à Carcassonne , et ce fut dans un chemin , en contre bas bordé par une murette, à l’endroit même ou aujourd’hui s’élève le monument érigé à leur mémoire, que l’ordre retentit : »feu » ,cinq hommes bondirent , sautèrent le muret et réussirent à s’enfuir , dont deux survivants : Louis Bouisset et Henri Tahon .

P1020638bis mais meilleure a mettre pour presse.JPG Trassanel ,Picaussel , Baudrigues, Rieux-Minervois , et bien d’autres communes ont connu des tragédies à ne pas oublier.

 C’est dans cet optique que les Anciens du Maquis, accompagnés des élus comme le conseiller général Jean –José Francisco, du maire de Caunes Jacques Molina, de l’adjoint au maire de Villeneuve Edmond Escourrou, et d’une victime de la déportation Simon Salzman de Caudebronde, ont commenté ces événements à la cinquantaine d’enfant du canton de Peyriac -Minervois

06:58 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

07.06.2010

Septante années dejà

P1020341 h g m abet , et couple hollandais avec affiche du général.JPGL’association Histoire et Généalogie en Minervois ,dont le siège est à Caunes, présidée par Bernadette Chaix renoue avec les évènements dramatiques liés à la seconde guerre mondiale.

 L’exode qu’il soit civil ou militaire a retenu l’attention de cette association du Haut Minervois.

 Deux faits marquant ont touché l’ensemble des villages du Minervois mais aussi des Pyrénées Orientales

Les points communs entre ces régions ont été : la population Belge , et plusieurs régiments dont celui du quatrième régiment de Grenadiers Belge

Ce dernier fait l’objet de la revue Histoire et Généalogie en Minervois. Une grande « mobilisation » c’est faite pour rédiger dans les moindres détails les évènements , les moments forts de cette période très troublée, les carnets de campagne , les témoignages des soldats de ce régiment sont maintenant portés à la connaissance de tous .

P1020338hgm abet plus couple hollandais avec affiche militaire.JPGMaître Abet , notaire retraité de Caunes , Jean Vigouroux ,Henri Destryker ,Gustaaf Debelder , Cécile Labérie ,Colette Cuxac et Raymond Rouayroux Bernadette Chaix ,Marie Claude Fraisse, Henri Martignole, Maurice Tolza, Josette Pujol tous adhérents de cette revue ont participé à son élaboration , mettant en relief cet exode ou de nombreux civils belges, hollandais, ont trouvé asile sur cette terre du Minervois , ou les villageois de Caunes , de Rieux , de St Frichoux de Villeneuve , d’Aigues Vives de Peyriac etc.. les ont accueilli fraternellement , leur offrant le gite et le couvert

 Comme le précise André Abet ils restèrent « des cerises aux vendanges » et ils tissèrent des liens amicaux qui perdurèrent longtemps après la guerre , parfois jusqu’à la fin de leur vie .

Pourquoi l’exode ? La rapidité de l’armée allemande a été un des facteurs du succès d’Adolphe Hittler

 Pour la Belgique , la Hollande , apeurées , effrayées les populations de ces deux pays du Nord de la France sont parties à pied pour une destination les éloignant le plus loin possible des combats et pour la plupart vers le sud de la France

P1020325.JPGLes Belges tout particulièrement se souvenaient des sévices allemands de la première guerre mondiale.

 Jean Vigouroux relate le parcours de ce quatrième régiment de Grenadiers qui faisait partie du Centre de Renfort et d’Instruction . Compte tenu de la situation le Haut Commandement belge décida de faire quitter le pays à tous les Centres de Renfort et d’nstruction vers la France

Dans un premier temps ce fut l’arrivée des bataillons belges à Barcarés , suite aux conditions d’hygiène déplorables , plusieurs sont partis en train de Rivesaltes en direction de : Moux , le quatrième Grenadiers également , mais c’est à pied qu’il a rejoint Rieux –Minervois et Peyriac Minervois , la compagnie divisionnaire vers Azille et La Redorte

 Plusieurs villages ont servi de camp de retraite comme Laure Minervois qui a hébergé l’Etat Major et Caunes a fourni au bataillon ses quartiers

 Le journal de Campagne du lieutenant Kayrt Xavier Oscar Joseph est une mine de renseignements sur le déroulement de ces événements. Tout comme le récit d’Henri Destryker intitulé « en mille neuf cent quarante j’avais vingt ans ».. Le recit de Gustaaf Debelder confirme les faits.

 Le retour sur ce passé est lié au point de vue anniversaire aux vingt ans de l’association et à celui des soixante dix années de ces évènements tragiques.

 L’association a donc uni ces deux dates pour commémorer avec les rescapés , dont trois seront présents , plus la fille du Lieutenant Henri Destryker, et nombre de personnalités

A partir du vendredi  18 Juin à à la mairie d’Aigues-Vives avec réception et vin d’honneur pour deux soldats belges des années , ancien du CRAB , ils ont presque  90ans

Samedi  19Juin à à la mairie de Rieux Minervois aura lieu une grande reception Franco-Belge en présence : des membres de l’association HGM organisatrice ; des autorités locales , les maires des communes sont invités , le président de la Communauté de Commune Alain Giniés ,  la communauté belge résidente ; le délégué de l’ambassade qui représente la Belgique ;

 Un réfugié et deux soldats belges des années qui nous ferons l’honneur de venir

 Un repas festif à suivra au restaurant « Les Capitelles » de Peyriac Minervois

19:09 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

11.05.2010

Le 8 mai 1945 a été fêté un hommage a été rendu aux anciens combattants

P1010960cortège anciens combattants et les enfants.JPGLe XXe siècle a connu deux guerres mondiales, l’une appelée « la drôle de guerre » qui devait être la der des der. A peine vingt ans plus tard éclatait la Seconde Guerre mondiale.

Dans le cadre de la Seconde Guerre mondiale il n’y a pas eu d’armistice mais une capitulation sans condition du IIIe Reich. Si le 8 mai symbolise la fin de la Seconde Guerre mondiale pour l’Europe, le conflit a duré en Asie jusqu’au 2 septembre 1945.

P1010963public fête du 8 mai 1945.JPGL’acte définitif de la capitulation de l’Allemagne nazie a été signé à Berlin par le maréchal Keitel du haut commandement allemand, par l’amiral Von Friedeburg, commandant en chef de la marine allemande, par le maréchal Joukov, haut commandement de l’Armée rouge, par le maréchal de l’Air Tedder, commandant suprême du corps expéditionnaire allié en Europe ; les témoins de cette capitulation le général de Lattre de Tassigny, commandant en chef de la 1ere Armée française , le général Spaatz, commandant de l’United States Stratégic Air Force. Les chefs des gouvernements alliés occidentaux Truman, Churchill et De Gaulle ont attendu le mardi 8 mai 1945 pour annoncer officiellement la victoire.

A Caunes c’est un cortège restreint qui a pris le chemin du monument aux morts.

Cette commémoration est toujours empreinte d’émotion en effet plusieurs Caunois sont laissé leur vie soit à Trassanel, soit dans la Montagne Noire. C’est trois noms qui sont inscrits au fronton de la stèle du souvenir en marbre : Yves Arnaud, 20ans, Antoine Perez, 23 ans et Julien Vignon

C’est devant cette stèle que les enfants ont déposé une gerbe, mais juste auparavant le maire Jacques Molina après les paroles d’introduction a laissé au président des anciens combattants Aimé Bénazeth le protocole de cette manifestation.

C’est ensemble qu’ils ont posé au pied du monuments aux morts la première gerbe.P1010977benazeth jade bonne photo.JPG

Pour la célébration deux innovations : la Marseillaise a été chantée sans se tromper sur les paroles et a capela par Jade Mirales âgée de 10 ans et une remise de diplôme aux anciens combattants Jean Marius Cassignol, Julien Robert Granier, Maurice Antoine Varilles, Hubert Marie Geoges Serre, Lucien Vernerie, Pierre Antoine Silvestre, Mohamed Mazari, Louis Julien Molinier, Félix Blanc, Alphonse Dhomps :parmi eux Paul Etienne Ipavec qui âgé de 18 ans s’est engagé avec tous ses camarades de combat du maquis de Picaussel ont formé le 1er Bataillon avec le 2e Bataillon Minervois. Si Paul Etienne Ipavec était présent à la cérémonie son copain Roger Calmon s’est endormi à jamais, il repose à Pessac.

P1010983les recompenses anciens combattants plus jade.JPGLa lecture du message du secrétaire d’Etat en charge des Anciens Combattants , la musique de l’hymne nationale a retenti, suivie de la minute de silence.

Pour clore cette 65e Fête de la victoire, la population était invitée à partager le verre de l’amitié au foyer municipal François Mitterrand.

09:24 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

15.04.2010

Images du passé de La Marbrerie

P1010701.JPGL’ancien atelier de polissage du marbre « La Marbrerie » restaurée a retrouvé une activité sous forme de chambre d’hôtes, de boutique des produits du terroir et de leur dégustation

 Les propriétaires Christine et Robert Peccolo se sont lancés dans un vaste projet : celui de redonner une âme marbrière à ce bâtiment sous plusieurs aspects.

 Dans la vaste salle à manger aux cimaises sont installées plusieurs toiles ou le marbre s’étale, le mobilier reflète le savoir faire des artisans épris de ce matériau, et récemment une sculpture monumentale du dernier symposium organisé par l’ancienne municipalité « la femme assise sur un banc » de Mano de Becker complète les origines de ce passé vivant du village.

 P1010703.JPGMais là ne s’arrête pas les initiatives du couple, une série de cartes anciennes sont les témoins des carrières et de leurs exploitations à travers le 19 eme et 20 eme siècle. C’est par ce passage qui conduit aux chambres que les hôtes peuvent comme dans une galerie découvrir le pan marbrier de ce lieu

Certaines de ces photos montrent le travail, les différentes étapes de la découpe au polissage, ateliers ou hommes, femmes, enfants travaillaient dans de très dures conditions : les mains et les pieds dans l’eau, sans chauffage, sans sécurité particulière. Quant aux salaires femmes et enfants étaient sous –payés mais le salaire des ouvriers guère plus attractif.

 Entre dureté du travail, salaire très bas, voici deux ingrédients majeurs qui ont fait déserter le travail du marbre. Si dans les ateliers la pénibilité du travail existait, celle des carrières était quelques fois meurtrière.

 Les cartes postales marbrières sont des « livres » qui retracent l’histoire de ces hommes , de ces femmes , de ces enfants , c’est leur médaille du travail accompli.

12:26 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

20.01.2010

Caunes : un riche patrimoine

journées du patrimoine a caunes minervois 012.jpgLe village de Caunes outre son abbaye c’est fait une renommée par son patrimoine architectural et historique.

De nombreuses façades sont décorées par de nombreux éléments architecturaux datant du XVe et XVIIe siècles. Des hôtels Renaissance sont les points forts de la visite du village et méritent l’attention.

L’Hôtel d’Alibert, qui est depuis des années accueil des touristes et gastronomes, présente une cour où trône un beau puits à baldaquin, formé de trois colonnes, deux galeries ornées de bustes et de colonnettes, deux tourelles abritant chacune un escalier à vis et de nombreuses fenêtres à meneaux.

L’Hôtel Sicard présente au rez-de-chaussée deux baies dont la plus grande est vraisemblablement la devanture d’une échoppe.

journées du patrimoine a caunes minervois 005.jpgTout en continuant la balade à travers les cœur médiéval de la commune le passant aperçoit des vestiges de l’enceinte fortifiée, les remparts de Caunes.

Les vieux lavoirs, témoins d’un métier aujourd’hui disparu celui de lavandière, le beal, conduite d’eau forcée, et les rues pavées qui ont été recouverte de bitume, qui avec l’érosion laissent à nouveau apparaître leurs « calades » .

Il est donc normal de voir s’installer au village de plus en plus d’Européens, car entre patrimoine et soleil il est difficile de ne pas prendre racines en Minervois.

08:21 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

13.01.2010

Les platanes de la place de la République

place de la repuibliquecaunes 001.jpgLa place de la République à Caunes est dotée depuis plusieurs décennies de deux énormes platanes qui comme des géants sont les témoins de 250 ans d’histoire du village.

Les platanes de cette place restaurée entourent une fontaine en marbre incarnat créée en 2006 qui charme de sa « chanson » les riverains et les touristes.

Les deux platanes sauvegardés ont été plantés en 1792 datation officielle de l’ONF. Depuis tout ce temps ils ont été les témoins des changements du village.

S’ils pouvaient parler, peut-être pourraient-ils dire : « Il fallait voir le bonheur de tout ce peuple lors de la proclamation de la première République , fini le servage, vive la liberté, l’égalité, la fraternité.

L’histoire a suivi son cours, empires, monarchie. La République revint, l’école devint obligatoire et laïque, les lois de défense des droits des hommes furent mises en place. Pour fêter l’évènement tous les 14 juillet les Caunoises et les Caunois dansaient sous nos frondaisons. Plusieurs maires et équipes municipales se sont succédées, de tous clivages politiques.

Mais comme tous « vivants» nous avons été atteints par quelques maladies, mais toujours soignés, emplâtres, soins, nous étions bichonnés. Il est vrai que nous sommes uniques et que nous appartenons au patrimoine végétal de Caunes. Quelques maires ont eu conscience de notre place dans le passé de la commune malgré les tracasseries provoquées par nos racines qui soulèvent le sol, nos feuilles qui encombrent les trottoirs, et les ruisseaux.

Hélas les citoyens d’aujourd’hui ne supportent plus de « balayer devant leur porte » c’est une drôle d’époque.

Alors pour contenter les administrés chaque année nous sommes mutilés, et par manque de cette belle couverture verte nous n’offrons qu’une ombre très mesurée. Pourtant il nous a fallu deux siècles pour faire de nous ces témoins imposants, nous soutenons le développement touristique, car nous sommes peu nombreux à avoir cette « entournure ». 

C’est sur cet espoir que nous fondons notre future destinée, notre maintien en ce lieu si prisé des visiteurs et des riverains dépend entièrement d’eux. Ferons-nous partie de l’avenir du village ? »

09:39 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |