13.05.2009

Un apéro au domaine Le clos du Marbrier

apero jardin clos du marbrier mai 2009 003.jpgDans le cadre du Printemps dans les Vignes ce vendredi 8 mai, le domaine « Le Clos du Marbrier » d’Irène Prioton a donné le signal des manifestations liées à la promotion des produits viticoles du Minervois.

Cette jeune et talentueuse vigneronne recevait pour cette occasion dans son jardin le public attiré par la dégustation des crus du domaine.

Après les frimas et les brumes de l’hiver, c'était agréable de se retrouver dans ce décor historique, cet espace verdoyant situé sur les anciens remparts de Caunes et déguster des vins primés à plusieurs reprises au milieu des arbres. Le tout accompagné de produits du terroir avec en fond musical Flûte et Guitare duo composé de Laurence Fraisse et Bertrand Bayle.

apero jardin clos du marbrier mai 2009 002.jpgLes deux musiciens ont interprété des airs qui ont rappelé « les parfums de l’Italie aux couleurs de l’Amérique du Sud » berçant, donnant une ambiance propice à la convivialité, une douceur de vivre. Ces moments où Bacchus distille ses arômes (avec modération) et Euterpe sa musique sont à savourer avec délectation.

Les prochains vendredi seront de la même qualité, voir plus, avec le 15 mai à partir de 18 h 30, toujours dans le jardin d’Irène dégustation avec le trio Bayou Brothers, interlude Gospel, que les participants pourront retrouver dès 20 h 30 au caveau de l’abbaye de Caunes pour une soirée Jazz au Caveau.

Renseignement et réservation pour le clos du Marbrier : 06 85 91 27 57 et pour la suite de la soirée concert Jazz au Caveau contactez l’office de tourisme de Caunes au : 04 68 78 09 44.

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25.03.2009

Gérard Gastou, president de la cave Caunes Trausse"Un rapprochement pourrait être une solution"

Le président de la cave coopérative  veut croire en l'avenir de la viticulture languedocienne. Lucide , Gérard Gasto sait que l'avenir proche s'annonce sombre pour la filière , mais à plus long terme , il a foi en des jeunes agriculteurs motivés et créatifs pour redresser la situation.

la cave cooperative de caunes vue par son président gerard gas 002.jpgPrésident de la cave coopérative Caunes Trausse depuis une douzaine d’années et coopérateur de longue date, comment avez-vous débuté dans cette profession ?
J ’ai repris le domaine familial à la fin de mes études. L’exploitation a, jusqu’à ce jour, toujours été la mère nourricière de la famille.

Comment êtes vous devenu coopérateur puis président de la cave ?
J’ai suivi le modèle de mon père. La coopérative représentait beaucoup pour tous les viticulteurs de Caunes. Je me suis engagé au sein des jeunes agriculteurs (JA) et je suis devenu stagiaire du Conseil d’Administration dans les années 1975 pour devenir par la suite administrateur puis j’ai été élu président en 1997.

Bien des choses ont du changer depuis…
C’est vrai. J’ai connu le temps où le travail du vignoble était presque exclusivement manuel. Les conditions de travail étaient pénibles. L’arrivée de la mécanisation a littéralement transformé notre profession, ce qui nous permet maintenant de travailler dans de meilleures conditions. Ces changements ont été bénéfiques autant pour les viticulteurs que pour le développement de la cave.

C’est-à-dire ?
La mécanisation nous a permis de travailler mieux nos terres et plus vite et ainsi de réaliser de gros progrès au niveau des traitements des vignobles.

Ces traitements sont-ils plus efficaces ?
Ils ont évolué. Maintenant, ils nous permettent de protéger nos vignes tout en préservant notre santé ainsi que celle des consommateurs. La planète est aussi davantage respectée.

 Au cours des XIXe, XXe siècles et aujourd'hui encore, le monde de la viticulture a subi bien des déboires...
Effectivement, l’amélioration des vignobles et le changement des cépages demandés par les nouvelles normes Européennes ont suscité bien du tracas pour les viticulteurs. A partir des années 1980 jusqu’à ce jour, des nouveaux cépages ont été plantés petit à petit au sein de la Cave Coopérative. Le terroir du Minervois a été planté, d’après la texture de son sol avec des cépages améliorateurs adaptés comme la Syrah, le Grenache et le Mourvèdre, tout en conservant son origine avec le Carignan. Ces cépages constituent à présent l’identité de l’AOC Minervois. Pour mettre en place ces changements, de nombreuses réunions d’informations ont réuni techniciens et vignerons. Maintenant, le vignoble est de haute qualité.

Avec la crise viticole, combien d’hectares de vignes ont été arrachés ?
Nous constatons pour la cave de Caunes qu’une trentaine d’hectares est arrachée chaque année mais qu’ils sont compensés par les nouvelles plantations.

 Comment cette crise est-elle vécue par les adhérents ?
La crise n’est pas seulement propre à notre cave. Elle est généralisée à l’ensemble de la profession, ce qui entraîne des conséquences dramatiques. Beaucoup d’adhérents connaissent de gros problèmes de trésorerie qui empêchent les nouveaux investissements. Le manque de fonds de roulement pour certains est une véritable catastrophe qui ne leur permet aucune projection vers le futur.

 Quelles en sont les raisons ?
La baisse de la consommation et donc la mévente du vin. Les prix sont à ce jour trop bas ce qui créé des complications financières et pose de véritables problèmes. A ce jour, nous n’avons malheureusement pas de réponse pour résoudre ces difficultés.

 Quelles sont les améliorations structurelles de la cave ?
Nous avons maintenant une cuverie moderne, une réception de la vendange mieux adaptée, une meilleure conservation des vins. Un accueil au caveau pour le public et les adhérents plus attractif où l’on peut admirer les œuvres des artistes Caunois. Nous voulons espérer, que tout ce travail n’a pas été réalisé en vain.

Comment envisagez-vous l’avenir ?
Sombre à court terme. Beaucoup d’exploitations vont disparaître. La cave va connaître une perte de volume, qui va entraîner une augmentation des frais. Pour tenter de résoudre ces soucis, l’éventualité d’un rapprochement pourrait être une solution, bien que nous ne soyons pas seuls. Nous faisons parti d’un groupe « Les Celliers Jean d’Alibert » dont l’appellation a été donnée par la cave de Caunes Trausse. Toutefois, à long terme, avec l’installation et la motivation des jeunes agriculteurs, nous croyons que la vigne redeviendra le pole économique de la région Languedoc Roussillon.

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