14.11.2014

Le centenaire de 14 - 18 moment d'émotions à Caunes -Minervois

 

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L'été 1914  ils sont partis la fleur au fusil pensant rentrer très vite « à la maison ».La guerre pour tous ceux qui ont pris le chemin  de l'affrontement entre l'Allemagne et la France  devait serait courte . La blague de cette période « l'empereur Guillaume I I  y laisserait ses moustaches »

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Les paysans étaient inquiets qui rentreraient la moisson? ou finiraient de rentrer la paille? Autant de problèmes que les femmes , les enfants , ont dû  mettre la main aux manches des râteaux, des pelles etc...Pourtant ce début de siècle s'annonçait extraordinaire les expositions universelles, la vogue des bains de mer,l'Art nouveau , il faisait bon vivre à cette époque

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Hélas ils ont vite désenchanté. Les conditions des tranchées étaient épouvantables surtout en temps de pluie. Les poux les « rongeaient », la peur au ventre certain souhaitait une « bonne blessure » pour rentrer au « pays »

 

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Dans ses Carnet le soldat Barthas relate ceci« En dépit des ordres  on continua à familiariser entre Français et Allemands: à la 24 é compagnie le soldat Gontram, de Caunes -Minervois rendait même visite à la tranchée  »boche«  on échangeait des nouvelles des siens , et des cigarettes. Un jour le soldat français fut aperçu par l'officier :le lieutenant Grubois  nommé » Gueule de Bois«  qui lui dit » je vous y prends, vous serez fusilllé demain« .Personne ne bougea;Gontram affolé escalada le talus de la tranchée en criant  » béni mé querré« suite à ces faits le lieutenant fut puni et mis aux  arrêts, de plus on a failli traduire en conseil de guerre le caporal Escande de Citou pour ne pas avoir tiré sur son camarade, cette forme de fraternisation a vu le jour quelques fois à Noel , ou un soir de calme

 

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Roland Dorgeles écrivait  »Ici on assassine des hommes« .A caunes les noms des morts pour la France sont inscrits  sur cette stéle funéraire.La société a changé , plus rien n était « comme avant ».Le deuil voilait les visages, les rires étaient rares, la vie s'était arrêtée  , plus jamais le bon temps , le temps d'avant ne reviendrait pas la première guerre mondiale a transformé la société.

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Jean Ferrat a chanté :  »que le sang sèche vite entrant dans l'histoire«  effectivement 20 ans après il recoulait. Ce centenaire c'est terminé par les chants des enfants qui ont entonné : La Marseillaise suivie du Chant du départ » L 'émotion était visible parmi les  jeunes et  toutes générations confondues . Toute la population était invitée a partager le verre de l'amitié au foyer municipaj

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