28.04.2014

Le maire revient sur le combat collectif pour sauvegarder une classe

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Le CDEN a renoncé à fermer une classe à Caunes ?
Oui ! Nous espérions cette décision. Notre école est une petite structure, dans un village rural. Des classes de 30 élèves avec des élèves de 3 niveaux différents, c'était une injustice flagrante pour nos enfants. La direction d'académie l'a compris et a su le prendre en compte... Mais nous n'oublions pas que d'autres villages, aujourd'hui, ne sont toujours pas rassurés pour leurs enfants. Le problème structurel de manque de poste sur notre département persiste, malheureusement !
La mobilisation importante a payé ?
Le village s'est montré uni et solidaire pour ses pitchouns. Chacun dans le village a perçu ce qui était en jeu, a fait front collectivement face à ce projet catastrophique. On sors de trois semaines de mobilisation, avec des actions à l'école chaque jour, quatre manifestations à Carcassonne, une implication quotidienne des services municipaux sur les inscriptions et les logements...
C'est un début de mandat particulier pour vous ?
La campagne électorale a été l'occasion pour Caunes d'exprimer de fortes attentes envers ses élus : une équipe présente, active, combattive, au service de l'intérêt du village. Et d'emblée, deux jours après notre investiture, on nous informe d'une fermeture de classe... Nous nous sommes imposée une obligation de résultat sur ce premier dossier brûlant. L'avenir de nos enfants, qui imaginerai ne pas en faire une priorité absolue ?

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La classe est sauvée, vous êtes soulagé ?
Quand il y a une annonce de suppression de classe, ce n'est jamais par hasard. Les effectifs de l'école ont diminué pendant le mandat précédent. Pourtant, le village a besoin de garder une école en bonne santé ! Cela suppose que nous, élus, proposions une vraie politique familiale et scolaire pour attirer des jeunes ménages ; cela suppose aussi que des logements aujourd'hui inoccupés soient mis à disposition de ces familles souhaitant s'installer chez nous. Notre travail collectif ne fait que commencer.

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