15.11.2013

La poésie pour dire l'horreur à Félines -Mnervois

 Le centenaire de la « Grande Guerre » a été célèbré à Félines: discours du Maire Alain Pastre
Malgré les années écoulées depuis 1918, et les nombreux traumatismes qui ont marqué depuis, l'ensemble du XXème siècle, la guerre de 14-18, celle qu'on appelle la « Grande Guerre », occupe toujours une place bien particulière dans notre mémoire collective.
Peut-être parce que près d'1/3 de la population française des 18-27 ans y a perdu la vie. Rendez-vous compte : 13000000 soldats français sont morts, 5 millions avec les alliés de la France, 2 millions de soldats allemands sont morts, 4 millions avec leurs alliés. Ce sont 19 millions de soldats et civils des 2 camps qui ont laissé la vie dans cette guerre, 19 millions (!), et 20 millions qui en ont gardé les stigmates dans leurs corps... et combien encore dans leur tête. Ce sont des chiffres terribles, ceux dont il faut se souvenir. Il faut les évoquer avec effroi.
 Deux jeunesses qui s'entre-tuaient sous la mitraille avec la peur en permanence et peut-être sans haine. Ils allaient au « casse-pipe » en croyant savoir pourquoi, dépossédés de leur conscience par la manipulation, l'odeur de poudre et les ordres. 
C'est une humanité cassée qui en est sortie. Pourtant, il faudra encore les massacres de la deuxième guerre mondiale pour qu'en Europe, des hommes, des humanistes, décident de mettre l'homme et les valeurs humaines au-dessus des autres valeurs et créent les conditions de la paix.
La paix, c'est là où peuvent pousser nos différences dans le respect de ce qui nous unit, de notre humanité. 
Mais, aujourd'hui encore, ailleurs, des guerres infâmes continuent à décimer les populations civiles, continuent d'opposer des jeunesses prises au piège d'idéologies jusqu'au-boutistes. C'est en pensant à ces populations sacrifiées qu'il faut sans cesse avoir à l'esprit cette évidence : nous sommes tous des humains, vivant sur la même terre une vie fragile et terriblement courte comparée à celle de l'histoire de l'humanité. Une des réponses à cette fragilité est le respect des autres : c'est le début de la paix. 
Je vous invite maintenant pendant la minute de silence à méditer les paroles de ce poème de Guillevic

 

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