23.03.2013

Les capitelles disparaissent

CAPITELLES AUX IRIS 002.JPG


Depuis la nuit des temps la vigne dominait la plaine , les coteaux , et il était fréquent de voir émerger au coin d' une parcelle des « petites maisons de pierres nommées Capitelles ».Il ne fallait pas être trop difficile , le confort était absent , des pierres servaient de «  chaises » et dans les plus belles un coin pour faire du feu . Pourtant cet abri rudimentaire était fort apprécié lors des travaux de la vigne , tout particulièrement en période de taille ou vent et pluie sont les lots des vignerons.

 Là durant quelques minutes ces « forçats » de la vigne pouvaient s' abriter et se réchauffer avant de continuer leur labeur. Puis avec le temps d' autres constructions ont trouvé leur place dans la plaine des «  baraques de vigne » c'était déjà un sérieux confort , les chevaux avaient leur coin et les journaliers une «  cabane » plus agréables pour y séjourner quelques jours.

 Avec l' arrivée des tracteurs , modernisation du XXéme siècle , la culture de la vigne prit un autre aspect. Petit à petit les capitelles , les « cabanes » ont perdu leur utilité mais surtout leur charme. Combien de ces abris ont ils vu des amours naissantes.

 Combien de souvenirs touchant se rapportent à ces « baraques », seules les pierres  encore debout pourraient parler, mai très discrètes elles gardent les secrets. Le paysage viticole a pris une autre tournure, l' uniformité , l' étendue verte tel un océan a envahi tout l' espace et vu d' en haut c'est un sentiment de platitude qui envahit l' oeil du visiteur.

 Toutefois il faut vivre , travailler avec ses engins qui facilitent le rôle du vigneron , qui lui aussi  garde une certaine nostalgie surtout en période des vendanges ou la vigne ne retentit plus des chants des vendangeurs.

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