08.07.2010

La procession 2010 des saints martyrs de Caunes a été gachée par la pluie

1006_St_Martyrs_2010_018-3[1].jpgL’abbaye de Caunes fait partie des lieux sacrés, c’est Anianus qui fut son fondateur en 780 sur les rives de l’Argent-Double. L’église abbatiale entre 800 et 820 fut consacrée et dédicacée à Saint-Pierre et St-Paul.

Une absence importante : celles de reliques, qui fut rapidement comblée. En effet c’est en 983 que pour la première fois que l’on a signalé la présence des restes des saints martyrs : l’évêque Armand, et ses frères Luce, Alexandre et Audalde.

Chaque mois de juin, une procession réunit les fidèles autour des châsses en bois doré qui sert de cadre aux saints martyrs auxquels il faut ajouter St-Genès, patron du village et St-Benoît fondateur de l’ordre des bénédictins.

Selon les archives c’est en 982 que l’on a découvert dans un champ hors l’enceinte du village, près de l’Argent–Double et du pont des ossements datant de l’époque romaine. Les squelettes montraient des signes de sévices. Les quatre frères appartenaient à la même famille.

Eduqués dans la piété et à l’étude des saintes écritures par leurs parent, Armand Alexandre, Luce et Audalde ont eu un parcours religieux à la fois identique et différent.

Armand devint prédicateur à Caunes, puis il partit vers le nord de Noyon où il eut les honneurs de l’épiscopat. Luce le rejoignit. Alexandre s’occupa de son jeune frère Audalde. Plusieurs années se sont écoulées avant la réunion de la fratrie.

Ils se retrouvèrent à Caunes mais ils étaient poursuivis par le consul romain Aurélien, ils furent condamnés puis exécutés selon l’ordre de leur persécuteur.

Quatre siècles de silence avant d’entendre de la bouche d’un moine le rêve qui donna avec précision l’endroit ou ces quatre frères étaient enterrés. Le rêve donnait aussi des preuves, deux des corps avaient la tête tranchée, quatre fioles de sang posées à côté des squelettes. L’identification certaine des quatre saints martyrs devenait une réalité.

Durant une semaine les saints martyrs sont honorés à travers une procession, c’est toute la mémoire de ce passé douloureux qui remonte et avec lui la piété des villageois qui deviennent les porteurs volontaires pour la procession.

L’année 2010 en fonction des conditions climatiques, la procession n’a pu se faire autour de l’enceinte de l’abbaye, mais à l’intérieur de l’église, ce qui n’a pas empêché les dizaines de fidèles à respecter cette tradition cultuelle.

L’église St-Pierre - St-Paul, cadre de ce respect religieux a été classée monument historique en 1916 et les bâtiments conventuels en 1948 selon les archives.

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