05.11.2009

Apres le vin voici la cartagène nouvelle

jean christophe averous et sa cartagène primeure en compagnie d 001.jpgLa dégustation des vins primeurs qui a su attirer nombre de villageois continue dans la découverte de la carthagène primeure au cellier d’un jeune viticulteur caunois : Jean-Christophe Averous.

Jean-Christophe  a repris depuis 1998 le domaine familial après avoir obtenu un BTS Viticulteur à Blanquefort à côté de Bordeaux. Depuis 2006 Jean-Christophe a transformé ce qui était l’ancienne écurie en un caveau rue de l’Eglise où les touristes aiment à déguster les crus du Minervois.

Depuis peu Jean-Christophe affiche des saveurs nouvelles. Pour vaincre la crise il faut innover, alors il propose des « rouges à la mûre» des « rosés au pamplemousse « et les « vins blancs à la lavande » ce dernier est totalement épuisé, victime de son succès. Pour continuer en nouveauté viticole , Jean-Christophe avait invité les Caunois à déguster la carthagène primeure.

C’est donc maintenant un fait établi, ce vin doux vient rejoindre les autres crus du Minervois. Pour mettre au point ce breuvage sucré, moelleux en bouche plusieurs recettes sont connues.

Celle du père Laville relate la recette ancestrale à base de moût de Côte du Rhône, mais les puristes se disputent les données qui font de ce breuvage un délice des papilles.

Les origines de la carthagène pourraient être attribuées à Hannibal le Carthaginois qui fonda en Espagne la Nouvelle Carthage ou Carthagène. De là à affirmer que la carthagène de la région Languedoc-Roussillon tire là ses origines serait peut être présomptueux. Il semblerait toujours selon la tradition qu’au XVIe siècle les femmes des marins de l’invincible Armada préparaient pour leurs époux une boisson qui donnait le courage d’affronter la haute mer, l’ennemi et la solitude. Elles auraient retrouvé la recette dans l’art de faire le vin par les Romains. Cette boisson, "soutien des guerriers", source d’inspiration des poètes, gagna peu à peu les pays de langue d’Oc, où elle s’implanta. A cette époque la carthagène était élaborée à partir de jus de raisins blancs ou rouges, mais cette fabrication demeurait plus ou moins secrète et sa production fut longtemps interdite au profit d’autres vins liquoreux issus du terroir des Charentes.

La carthagène doit pour devenir ce nectar arrêter la fermentation du moût du raisin par l’apport d’eau de vie, dans une proportion d’un quart d’eau de vie pour un litre de moût. Pour Jean-Christophe c’est avec la Fine du Languedoc qu’il empêche la fermentation, et sa carthagène primeure a su séduire les tasteurs caunois, des alentours et les touristes.

Pour ce primeur, Jean-Christophe a seulement 200 bouteilles à proposer à la commercialisation. Pour tout contact téléphonez au : 04 68 78 41 34.

08:32 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

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